Etats-Unis : des religieuses « New Age » défient le Vatican

LCWRMB – 7 mai 2014 – InfoCatho.be

L’Eglise met en garde des religieuses américaines de la Leadership Conference of Women Religious (). La raison ? Des théories fumeuses, dont  « l’évolution consciente » ou la « pensée systémique », qui n’ont pas grand-chose à voir avec les enseignements chrétiens.

La Leadership Conference of Women Religious regroupe une série de communautés religieuses féminines aux Etats-Unis.  Depuis, 2012, la LCWR est en conflit avec le Vatican, en raison de certaines prises de positions contraires à la doctrine catholique. Mise sous surveillance par la Congrégation pour la doctrine de la Foi (),  la Leadership Conference of Women Religious (LCWR) avait accueilli Mgr , chargé de réformer l’institution, lors de son assemblée annuelle en août 2013. Si l’on pouvait espérer un apaisement, il semble que la situation soit tout autre. Analyse des discordances entre Rome et la LCWR.

Une foi teintée de New Age

Dernièrement, le cardinal Müller (préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi) a une nouvelle fois critiqué l’importance que ces religieuses accordent à de fumeuses théories telles que « l’évolution consciente », un mouvement cherchant à percevoir le potentiel du présent à travers la méditation. Le cardinal l’a comparée à la gnose, une hérésie des débuts du christianisme.

Mais qu’est-ce réellement que « l’évolution consciente » ? Selon les spécialistes américains,  il s’agirait d’une version inédite du « New Age », en vogue dans les années 70. Cette version serait une sorte de bricolage entre méditation orientale, thérapies de groupe et révélations de Barbara Marx Hubbard. Invitée régulière de la LCWR, Barbara Hubbard est une écrivain américaine de 85 ans, qui prétend avoir entendu « des voix » (notamment de Jésus-Christ) lui disant de se distancier de l’Eglise catholique.

Autre problème : la LCWR a fait sienne la théorie sociologique de la « pensée systémique ». Cette école insiste fortement sur l’interdisciplinarité dans les études scientifiques. Rien de choquant donc, mais c’est l’utilisation par les religieuses de la LCWR qui pose question. Dans ces communautés, un « Manuel de pensée systémique » sert désormais de base de travail à toute discussion théologique. Une confusion des genre entre sociologie et religion… qui ne plait pas au Vatican.

Jésus-Christ : une figure controversé dans la LCWR

Ce n’est pas la première fois que certaines de ces religieuses soulèvent la polémique par leurs propos controversés. En 2007, la présidente de l’époque, sœur Laurie Brink avait suscité la polémique en déclarant « J’ai grandi avec l’histoire de Jésus, mais maintenant je suis au-delà de Jésus ».

Les religieuses de la LCWR défendent ouvertement l’ordination des femmes. Bien que le St-Siège se soit déjà exprimé à de nombreuses reprises sur le sujet, la LCWR maintient son opinion. Mais il y a plus grave que la divergence d’opinion sur l’ordination des femmes : estimant que le sacerdoce doit obligatoirement être ouvert aux femmes, certaines religieuses de la LCWR refusent désormais d’assister à la messe tant qu’elle est célébrée par un homme. Une position radicale qui coupe ces religieuses de l’Eglise universelle. Et de fait, il n’y a pas de messes au programme des rencontres de la LCWR.

Pour cette raison, le Vatican a demandé aux religieuses que les prières de l’Office et la Sainte Messe figurent en bonne place dans les réunions des religieuses. Demander à des religieuses de bien vouloir aller à la messe : une situation complètement surréaliste.

Le pape François très critique

Il y a un an, le soutien apporté par le pape François aux conclusions de l’enquête romaine avait mis mal à l’aise les religieuses de la LCWR. Le pape avait confirmé aux religieuses qu’elles devaient se remettre en question, leur demandant de ne pas devenir des « vieilles filles ». Il avait confié à l’archevêque de Seattle, Mgr Peter Sartain, la tâche d’aider la LCWR à retrouver l’unité avec le reste de l’Eglise.

En attendant, il existe une autre fédération de religieuses aux Etats-Unis, leCouncil of Major Superiors of Women Religious, qui n’a pas de problème avec le reste de l’Eglise.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s