Le Pastafarisme n’est pas une religion

Stéphanie Wattier – 17 sept. 2018 – OJUREL (UCL)

Extraits: « (…) ce n’est pas l’aspect quelque peu comique que peut sembler recouvrir cette pratique qui pose question mais bien celle de la prise au sérieux du pastafarianisme comme religion, notamment avec les droits et obligations qui y sont attachés.

C’est à cette question qu’a dû répondre récemment la justice néerlandaise. En effet, une étudiante en droit adepte du pastafarisme se plaignait du refus de la part des autorités qu’elle figure avec une passoire sur la tête sur la photo d’identité de son passeport. (…)

Selon le Conseil d’Etat néerlandais, le pastafarisme ne consiste aucunement une religion sérieuse, ce qui fait que la requérante ne peut prétendre porter de passoire sur la photo d’identité de son passeport (…) la Cour de Strasbourg estime que « tel qu’il est garanti par l’article 9 de la Convention, le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ne vaut certes que pour les convictions qui atteignent un degré suffisant de force, de sérieux, de cohérence et d’importance ».

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L’avocat de la Scientologie dénonce une partialité du parquet

palaisJust Belga – 30 nov.2015

extrait: « [Me Vanderveeren] a également dénoncé le rôle même du ministère public, considérant que le procureur fédéral et ses enquêteurs se sont révélés  partiaux dans ce dossier, faisant preuve de discrimination religieuse. Il a avancé que le procureur faisait le procès d’une philosophie et visait, dans son réquisitoire, uniquement les écrits fondateurs de la scientologie. »
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Loi et loi divine

Watch Tower Bible and Tract Society, Brooklyn, NYElodie Blogie – 4 juil. – lesoir.be

En Belgique, deux affaires concernant les témoins de Jéhovah sont actuellement devant les tribunaux. Mais pas forcément pour ce que l’on croit…

Les affaires judiciaires impliquant les témoins de Jéhovah ne sont pas exceptionnelles, loin de là. « Quand on suit la question à l’international, il y en a chaque semaine », affirme Sandrine Mathen, analyste au CIAOSN. En Belgique, il y a actuellement deux affaires en cours devant les tribunaux.

La première est portée par Jacques Lejeune, un Liégeois qui a été témoin de Jéhovah pendant 17 ans. Comptable de profession, il découvre des éléments douteux dans la comptabilité de sa congrégation. Il en fait part à celle-ci, qui lui signifie que son indiscrétion indispose et l’exclut de la communauté. « Le bannissement est extrêmement violent, explique Sandrine Mathen. Du jour au lendemain, les membres de la communauté ne peuvent plus adresser la parole à l’exclu, changent de trottoir quand ils le croisent, etc. » Jacques Lejeune a porté plainte contre l’association et dénonce des comportements discriminatoires au sens de la loi sur la discrimination. Entre le jugement du tribunal de première instance de Liège en 2004, et celui de la cour d’appel de Mons en 2014, l’affaire traîne. Ce dernier arrêté renvoie d’ailleurs à la cour d’appel de Bruxelles…

Une seconde affaire similaire est portée par Patrick Haeck, un Gantois dont les parents se sont « convertis » lorsqu’il avait sept ans. N’ayant jamais rien connu d’autre, il l’est devenu également. Jusqu’à ce qu’il commence à s’interroger sur sa foi et fasse part également de son désir de parler à la police de certains faits de pédophilie dans la congrégation. Il a donc immédiatement été exclu, il y a quatre ans. Il dénonce également les conditions d’exclusion inhumaines et a déposé plainte pour diffamation, insultes et violation de la loi anti-discrimination.

De nombreuses affaires de pédophilie au sein de congrégations de témoins de Jéhovah ont également défrayé la chronique un peu partout dans le monde : Etats-Unis, Canada, France, etc. C’est surtout le traitement de ces affaires qui a mené les témoins de Jéhovah devant les tribunaux. La politique est en effet de d’abord demander l’opinion du siège de l’organisation, basé à New York. Pendant de nombreuses années, ce dernier préconisait de ne pas alerter les pouvoirs publics, afin de ne pas ternir l’image du mouvement. Au sein des congrégations, certains pédophiles étaient donc parfaitement tolérés et ceux qui étaient exclus pouvaient être réintégrés, s’ils faisaient preuve d’un grand repentir… Par ailleurs, les lois internes aux témoins de Jéhovah exigeaient deux témoins. L’enfant seul qui dénonçait une parole d’adulte n’était donc pas pris en considération.

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